Le   est le plus important fleuve italien tant par sa longueur, 652 kilomètres, par son débit maximum, 10 000 m3/s à Pontelagoscuro, une localité sur le territoire de la commune de Ferrare, que par son bassin hydrographique qui couvre 71 057 km2, soit le quart du territoire national de l’Italie. 

Le Pô prend sa source à Pian del Re sur le territoire de la commune de Crissolo au pied du Monte Viso, à 2 022 mètres d’altitude, dans les Alpes occidentales du Piémont, et se jette dans la mer Adriatique, en formant un vaste delta de 380 km2 débutant à proximité de Ferrare, où le Pô se divise en trois branches : Le Pô principale (au nord de Ferrare), depuis Ferrare en Pô de Volano et Po di Primaro (ou Primaro ou Po morto di Primaro), pour former le Delta du Pô.

Pô,le roman d’un fleuve,Paolo Rumiz,Editions Hoëbeke
 2014

« Aujourd’hui, il n’y a pas beaucoup d’endroits en Europe capables de laisser imaginer ce qu’a pu être ce marécage, dit Valentina en regardant avidement autour d’elle. Je ne vois guère que le confluent de la Drave et du Danube pour en donner une idée… ». Et de décoller à la verticale avec une de ses évocations fantastiques. « Là-bas, il s’agit d’une véritable mer de plaine, soupira-t-elle ; elle fourmille de faune sauvage, construit son monde particulier d’îles, de forêts et d’étranges personnages, et elle se caractérise par des levers et des couchers de soleil d’une beauté faramineuse. » 

« Quiconque voyage sait que le temps est élastique. La même route parcourue dans des circonstances différentes peut paraître soit très longue, soit courte ; et sur l’eau, cette perception devient encore plus forte. D’abord, chronos, les plages de la grande activité, scandées par les rendez-vous et les préoccupations. Ensuite, aiôn, qui est tout à fait autre chose : le présent infini, incommensurable, éternel que l’on savoure dans les moments d’oisiveté, et que seuls les dieux peuvent mesurer. Et puis enfin kairos, qui signifie l’occasion, l’imprévu qui vous coupe la route et fait basculer votre vie. » 

Paolo Rumiz, né à Trieste en 1947, tenu pour le plus grand écrivain-voyageur en Italie, est en passe de le devenir en France depuis la publication de ses deux premiers livres : Aux frontières de l’Europe (2011) et L’Ombre d’Hannibal (2012) chez Hoëbeke.


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