José de Ribera, né le  à Xàtiva près de Valence dans une famille modeste et mort le  (à 61 ans) à Naples, dit lo Spagnoletto (« l’Espagnolet ») en raison de sa petite taille, est l’un des représentants du ténébrisme et de l’école napolitaine.

Il s’installe très jeune en Italie. Sa première œuvre daterait de 1611, Saint Martin partageant son manteau, aujourd’hui disparu. Il peint à Rome une première série des Cinq Sens, dont quatre tableaux ont été conservés ainsi qu’une copie du cinquième. Rien n’est connu de ses années de formation.

Arrivé à Naples, en 1616, à l’âge de 25 ans, il est le protégé du vice-roi espagnol, le duc d’Osuna, pour qui il peint plusieurs tableaux conservés à la Collégiale d’Osuna (près de Séville), dont Saint Sébastien et le Calvaire. Il y acquiert une brillante réputation et peut ainsi rencontrer de nombreux artistes de passage, notamment son compatriote Diego Vélasquez qui lui achète plusieurs toiles pour le roi Philippe IV d’Espagne en 1629, puis, à nouveau en 1649, pour le palais de l’Escurial.

 

RIBERA  n’a qu’une vingtaine d’années lorsqu’il peint cette œuvre Un philosophe : l’heureux géomètre.

Jusepe de RIBERA Un philosophe : l’heureux géometre Toile 100 x 75,5 cm

L’artiste né en Espagne n’est pas encore connu comme le grand peintre de Naples, l’un des plus importants foyers artistiques du XVIIe siècle. C’est avant cette période napolitaine, à Rome autour de 1610 qu’il réalise cette allégorie singulière et dérangeante du Savoir. Inconnue des spécialistes, cette toile est inédite.

 Les recherches du peintre en matière d’éclairage et le choix d’un homme disgracieux et misérable pour représenter un savant font directement écho au clair-obscur et à l’art provocateur du Caravage. Les deux peintres sont tous deux installés à Rome au début des années 1600. Ribera se réclamera toujours de son pays natal, l’Espagne, signant souvent ses tableaux « Jusepe de Ribera espanol ».

Cette toile expertisée par le cabinet Turquin a été adjugée le 16 juin 2020 par la maison de ventes Daguerre à Paris pour 1,8 million d’euros.

Un tableau de Ribera est aussi visible à Montauban au musée Ingres-Bourdelle récemment rénové:

Musée Ingres-Bourdelle – Un saint guerrier vers 1610 – José de Ribera – 116×95 cm

Ces deux tableaux ouvrent une fenêtre sur Rome au début du XVIIème siècle.La ville est un creuset artistique dans lequel Ribera vivait et exerçait son art.Résidence du Pape,capitale des Etats pontificaux,ville de pèlerinage,musée des chefs d’oeuvre de l’Antiquité et de la Renaissance,c’est proprement une ville nouvelle qui s’est élevée avec 100 000 habitants dont beaucoup de religieux,de prostituées,de diplomates et d’artistes étrangers qui viennent s’y perfectionner tout en cherchant à s’y établir.

Catégories : Peinture

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