Les Hopis vivent dans le nord-est de l’Arizona, dans la région des Four Corners, une région très aride des Etats-Unis.

Les indiens Hopis constituent le groupe le plus occidental des indiens Pueblos.

Leurs ancêtres seraient le peuple Anasazi qui, aux environs de 100-200 construisit des villages constitués de maisons contiguës de pierre ou d’adobe, à toit plat et souvent à plusieurs étages (les pueblos).

maison Hopi 1896

La Réserve Hopi fut créée en 1882. Elle se situe sur les plateaux du nord-est de l’Arizona, au milieu de la réserve Navajo. Les plateaux, appelés Mésas, sont séparés par de large vallées. La réserve, couvrant près de 6 500 Km², comporte trois mésas d’une hauteur moyenne de 1 500 mètres où sont plantés les différents villages hopis.On recensait 7 494 Hopis répartis en sept pueblos en 17753, alors qu’il n’y en avait plus que 6 500 en 1990.

La température moyenne en été est de 30° et de -7° en hiver. les précipitations oscillent entre 15 cm et 25 cm par an dans les périodes sèches et entre 25 cm et 35 cm durant les périodes humides (moyenne annuelle pour Paris : 58 cm) . Elles proviennent pour moitié des pluies d’été et pour moitié de la neige d’hiver.

Localisation de la réserve Hopi aux États Unis, en Arizona

La réserve Hopi se situe au nord-est de l’Arizona sur 6 500 km2.

La société Hopi est matrilinéaire(chacun relève du lignage de la mère), matrilocale(l’épouse reste dans le village  de sa mère une fois le mariage contracté) et exogame(le conjoint doit être cherché à l’extérieur de son groupe social) . Elle est organisée en clans avec des phratries. Les clans les plus importants étaient ceux des ours, des perroquets, des aigles, et des blaireaux.

Après le mariage, l’homme emménage chez sa femme. C’est elle qui est propriétaire du logement et des terres. Les clans ont leurs rituels spécifiques et leurs objets. Ils sont réglés par les kivas, sociétés ayant la responsabilité des très nombreuses cérémonies qui rythment l’année.

Les rituels qui impliquent des katchinas ou kachinas, souvent plus de 30 différents, ont tous lieu entre le solstice d’hiver et le solstice d’été, et durent plusieurs jours. Par exemple, en février, on célèbre Powama (la danse du Haricot). Durant 16 jours, les danseurs masqués priaient les esprits katchinas de la pluie pour avoir de bonnes récoltes.

Hopi, Arizona, kachina « Pahlik Mana » ou « Shalako Mana » (jeune fille papillon) des années 1890, bois sculpté (racine de cottonwood) et pigments naturels, h. 33 cm. Estimation : 15 000/18 000 € vente Drouot 23 juillet 2020

 

Cette kachina représentant une jeune fille papillon invoque la pluie pour les Indiens hopis.Elle porte sur sa tête les « escaliers du ciel », une représentation stylisée des nuages, et de la pluie qui s’en échappe pour se répandre sur la terre. Sur son masque, le dessin de la bouche et du menton évoque un arc-en-ciel, heureuse image du mariage de l’eau et du soleil, propice à fertiliser la terre nourricière. 

 

Catégories : Etats-Unismythologie

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