Boyardville,Île d’Oléron

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Boyardville,aquarelle Michel Bois

Très belle plage de sable fin de l’Île d’Oléron

L’histoire de ce village insulaire se confond avec la légende, comme tant d’autres en Oléron. Une tradition veut qu’un galion espagnol et sa cargaison d’or se soit échoué au XVIIe siècle au large de la plage des Saumonards. Le village commence à se développer au moment des grands travaux de fortification du pertuis, dont Fort Boyard reste l’exemple le plus célèbre.

Le village a longtemps été un port de marchandises important, par lequel transitaient par bateau, avant la construction du pont d’Oléron, les marchandises en provenance et à destination de l’île. Ces marchandises étaient ensuite transbordées sur le tramway à vapeur desservant les villages de l’île du nord au sud. L’ancienne gare est toujours visible sur la route de Sauzelle.

 

Boyarville est sérieusement frappée par deux tempêtes majeures au cours des dernières décennies : la tempête Martin (dite « tempête du siècle ») de décembre 1999, durant laquelle des rafales de vent frôlant les 200 km/h sont enregistrées (station météo de Chassiron), et la tempête Xynthia de février 2010, qui provoque une forte submersion marine. La rupture d’une digue provoque d’importantes inondations dans une grande partie du quartier. De nombreuses maisons sont envahies par les eaux et la plupart des routes sont coupées.

 Après la catastrophe, l’Etat décide de raser 155 maisons du village, comprises dans des « Zones noires » rapidement contestées par une partie des propriétaires, regroupés dans l’Association pour la sauvegarde du site de Boyardville.

En réaction aux événements qui ont suivi la tempête Xynthia, un vote prévoyant de manière symbolique « l’indépendance » du village a été organisé en 2010. 300 personnes se sont présentées à ce scrutin et 96% de ces votants ont voté la création d’un « État libre de la République du Boyard », mesure symbolique visant à attirer l’attention des pouvoirs publics sur les destructions de maisons situées dans les zones sinistrées ou susceptibles de l’être à l’avenir.


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