La représentation des navires et des bateaux est présente dans l’art depuis la préhistoire, mais les marines n’ont commencé à devenir un genre particulier -avec des artistes spécialisés- que vers la fin du Moyen Âge. Elle prend alors principalement la forme de « navire portrait » qui est resté longtemps très populaire et se concentre sur la représentation d’un seul navire. Comme la représentation du paysage dans l’art qui a émergé au cours de la Renaissance, ce qui pourrait être appelé le paysage marin est alors devenu un élément important dans ces œuvres, même si des paysages purement marins étaient encore rares. La peinture de marines a été un genre important de l’Âge d’Or de la peinture hollandaise, reflétant l’essor du commerce outre-mer et de la puissance navale des Provinces-Unis. Cette période voit le début de carrière d’artistes spécialisés. Ce genre a contribué à la conservation des conventions hollandaises jusqu’à nos jours. Avec la période romantique, la mer,les vagues et la côte ont été récupérées par de nombreux peintres de paysage et les œuvres de marine sans bateau, sont devenues communes.

 

Rembrandt 1606 ou 1607-1669 La Tempête sur la mer de Galilée 1633

 

Marin Marie 1901-1987,peintre de la Marine,trois mâts vu de face

Ernest Lessieux 1848-1925 Vagues à Maumusson aquarelle

Claude Monet 1840-1926,mer agitée à Etretat 1883

 

Hokusaï 1760-1849 La Grande Vague de Kanagawa,estampe, 1830 ou 1831

La formation des vagues dépend des conditions de la naissance de ces dernières et de leur propagation ; leurs aspects sont alors différents :

  • Si le vent qui a créé les vagues persiste, celles-ci prennent de l’ampleur. Elles s’élèvent jusqu’à un point critique puis se brisent et basculent vers l’avant. On parle alors de déferlantes ;
  • Aux abords de la côte, l’onde est perturbée par la faiblesse de la hauteur de l’eau. Cette fois encore, les vagues s’élèvent et se cassent, passé un certain point. Elles forment alors les fameux rouleaux, chers aux surfeurs ;
  • Si un train de vagues heurte un obstacle, comme une jetée ou la coque d’un navire, il repart en arrière et créé des interférences avec les autres vagues. C’est ainsi que se crée le ressac.

En observant la succession des vagues, on s’aperçoit qu’elles ne présentent aucune régularité : il n’y a jamais deux vagues identiques.C’est sans doute ce qui attire les peintres pour lesquels la représentation de la mer et de ses mouvements est une vaste source d’inspiration.

 

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