Au cours de la période prédynastique(-4 000 avant JC) et de la première période dynastique, il existe des preuves de l’inhumation sacrificielle de serviteurs avec le défunt. Cependant, cette pratique a rapidement été considérée comme inutile, et à la place, des images symboliques de serviteurs ont été peintes à l’intérieur des tombes pour aider le défunt dans l’au-delà. Cette pratique a abouti à l’utilisation de petites statuettes connues sous le nom de Shabti (Shabtiu, Shabty, Shawabti, Ushabti ou ouchebti).

Ces statuettes funéraires forment une partie importante du mobilier funéraire dans l’Egypte ancienne.

Memphis – Troupe d’ouchebtis au nom de Néferibrêheb Louvre-Lens dans la Galerie du Temps

 

 

Elles représentent les serviteurs funéraires qui doivent répondre à l’appel d’Osiris et remplacer le mort dans les travaux des champs de l’au-delà.

Suivant le statut social du défunt, les statuettes funéraires sont en terre cuite, en pierre, en bronze, en bois ou en terre émaillée, verte ou bleue et représentent le défunt, soit en position osiriaque (momiforme), soit vêtues du vêtement qu’il portait dans la vie de tous les jours.

Les ouchebtis sont souvent munis d’instruments aratoires pour travailler la terre.

Les statuettes funéraires étaient placées dans la tombe en grand nombre (il y avait normalement une pour chaque jour de l’année). On en a retrouvé quatre cent treize dans le tombeau de Toutânkhamon.

La collection du Louvre, avec plus de 4 200 chaouabtis et ouchebtis, représente environ 1/10 des antiquités égyptiennes conservées au musée du Louvre.

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