Haniwa VIème siècle aquarelle Michel Bois

 

Les Haniwa,des terre-cuites funéraires japonaises,ont été retrouvés sur de nombreuses tombes de la période Kofun  du IIIe siècle au VIIe siècle. Le mot kofun désigne en japonais des tertres funéraires.

 Ensemble de kofun de Mozu‑Furuichi (百舌鳥 ・古市古墳群) Osaka : tertres funéraires de l’ancien Japon

Les Haniwa sont en terre cuite, le plus souvent de simples cylindres et, pour certains, figuratifs. Ils sont placés autour des tertres funéraires de l’élite dirigeante, les Haniwa figuratifs se trouvant sur le tertre. Ces Haniwa ont donc été trouvés dans le sud de Honshū — en particulier la région de Kinai autour de la préfecture de Nara — et au nord de Kyūshū, là où se trouvent les Kofun. Les Haniwa figuratifs présentent des formes variées, chevaux, oiseaux, éventails, poissons, maisons, armes, boucliers, parasols, oreillers et des êtres humains, hommes et femmes, mais n’importe lesquels, comme on verra plus bas. Sur certains Haniwa, la cavalerie porte une armure, des épées et aussi d’autres armes et ornements.

Haniwa,Musée des Arts Asiatiques Nice aquarelle Michel Bois

Les haniwa sont réalisés en argile cuite non vernissée, fabriqués principalement selon la technique dite wasumi (ou colombin) qui consiste à monter l’objet avec des colombins (rouleaux) de terre. Les plus grands peuvent atteindre plus de 2 m.

Au VIe siècle, des regroupements de potiers spécialisés firent leur apparition, ce qui centralisa en quelque sorte la fabrication. Les Haniwa partaient ensuite vers des sites différents. Cependant, quelle que soit leur provenance, toutes les figurines sont creuses, comme les yeux et la bouche des personnages et animaux qu’elles représentent.

Les Haniwa étaient également peints, comme l’étaient les parois des chambres funéraires et même les ossements. Ils portent notamment des traces de peinture rouge (extraite du fer), en particulier pour souligner les traits des personnages anthropomorphes. Ils étaient aussi décorés avec des pigments blancs (argile) et noirs (tirés du manganèse) qui se conservent d’ailleurs mal.

L’arrivée du bouddhisme au Japon entraînera la disparition de cette forme de statuaire en apportant de nouveaux modes d’inhumation.


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