Le port de Gênes est, en termes d’espace et de trafic, le plus grand port industriel et commercial d’Italie et, en concurrence avec les ports Marseille-Fos et Barcelone en  Méditerranée, un des plus actifs en Europe.C’est un immense complexe, s’étendant sur près de 30 km auquel on accède par la piazza Caricamento.

aquarelle Michel Bois

À l’ouest, le phare de Gènes signale l’entrée du port moderne de Sampierdarena, entouré des gratte-ciels du nouveau quartier d’affaires. À l’est, le Vieux Port (Porto Vecchio) est devenu l’un des points de rencontre de la ville. Il est dominé par le Bigo, oeuvre de Renzo Piano,architecte génois qui a été chargé de la reconstruction du pont Morandi effondré en 2008. Cette structure métallique, dotée d’un ascenseur panoramique, dévoile une vue spectaculaire sur la ville.

dessin Renzo Piano

Héritière d’une puissante république marchande indépendante jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, Gênes est  la cinquième ville du pays (1 540 000 hab pour toute la zone urbaine). Genuensis, ergo mercator (Génois, donc marchand) : le mot caractérise aussi l’histoire même de Gênes. Cette histoire est celle d’une communauté d’aventuriers et de marchands, quittant un sol ingrat pour créer, dès le XIIe siècle, une chaîne de comptoirs le long des grands axes commerciaux méditerranéens, et servir d’intermédiaires entre l’Orient et l’Occident sachant, malgré les rivalités inévitables, acquérir par ces échanges une prodigieuse fortune et devancer les mutations nécessaires aux changements de la situation historique. Marins, négociants, banquiers, explorateurs du monde, les Génois ont manifesté une énergie, un esprit d’entreprise, un sens des affaires exceptionnels.

La lanterna, aquarelle Michel Bois

Ces succès ont leurs revers. Farouchement individualiste, étranger à la notion d’une discipline collective, ce peuple de marchands n’a pas su assurer à sa ville une stabilité politique. L’histoire de la commune génoise n’est qu’une suite de complots, de soulèvements, d’exils et de retours, où s’épuisent les factions, où se perd l’indépendance de la ville. Face aux particuliers, l’État, qui leur a aliéné ses ressources, est impuissant. À partir de 1528, le pouvoir passe aux mains de l’aristocratie financière qui donne enfin à Gênes des institutions solides. La politique est désormais l’art de sauvegarder un capital investi dans toute l’Europe. L’habileté de cette classe politique restreinte  a été telle que la République aristocratique a su se maintenir, contre ses puissants voisins, jusqu’à l’arrivée de Bonaparte en Italie.

 

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