aquarelle Michel Bois-septembre 2014 -30×40 cm

Le Stromboli, île volcanique d’Italie faisant partie des îles Éoliennes est située au nord de la Sicile, dans le bassin tyrrhénien de la mer Méditerranée

 

Ce volcan est le plus régulièrement actif des volcans européens. Il est souvent couronné d’un panache de gaz et ses éruptions se produisent à la fréquence moyenne de quelques minutes ou dizaines de minutes, souvent avec une surprenante régularité.

L’activité typique du Stromboli est censée délivrer à intervalles réguliers des gerbes de projectiles incandescents, les fameuses explosions stromboliennes, depuis l’Antiquité. Pourtant aucun texte ancien ne fait d’allusion précise à ce phénomène, et des recherches récentes prouvent que ce genre d’activité n’a commencé qu’au Moyen Âge. Tout aussi inexacte est la prétendue régularité des explosions et cette idée reçue a été la cause de plusieurs accidents graves. Il est vrai que le régime ordinaire du volcan consiste en projections de fragments de lave (scories et bombes) toutes les quelques dizaines de minutes. Mais des arrêts éruptifs peuvent durer plusieurs jours ou plusieurs mois pendant lesquels ne s’exhalent que des fumerolles. Inversement, il arrive que des paroxysmes soudains forment une colonne sombre de vapeurs et de cendres d’où pleuvent de gros projectiles sur l’île tout entière dont les résidents permanents sont au nombre de 500 (l’été, la population peut atteindre 5 000 personnes).

En 1916, puis en 1919, des blocs de plusieurs tonnes défoncèrent des maisons de San Bartolo et Ginostra. L’éruption de 1930, très violente, produisit même une nuée ardente qui tua 6 personnes au débouché du Vallonazzo, un profond ravin du flanc nord. D’autres manifestations importantes, accompagnées de coulées de lave, ont eu lieu en 1954-1955, 1966-1967, 1971, 1975 et 1985-1986.

Le , une émission de lave a entraîné l’écroulement catastrophique d’une partie de la Sciara : l’arrivée de l’« avalanche de débris » dans la mer déclencha un tsunami qui ravagea les côtes de l’île. La coulée de lave émise par une bouche en haut de la Sciara dura pendant plus de 6 mois. Le 5 avril 2003, une explosion paroxysmique analogue projeta des blocs vers le nord-est et vers le sud jusque sur les maisons de Ginostra : les autorités interdirent aux touristes l’accès du sommet. Puis le volcan reprit son rythme habituel. Mais le 27 février 2007, d’abondantes coulées pénétrèrent dans la mer et furent suivies, le 15 mars, par une nouvelle explosion paroxysmique. Des explosions moins violentes, quoique redoutables, se sont produites en 2010 et 2013. Pendant l’été 2014, plusieurs coulées de lave ont à nouveau sillonné la Sciara. Une forte reprise d’activité est observée également fin 2017.

Le , selon l’Institut national italien de géophysique (INVG), deux fortes explosions se sont produites autour de 16 h 46 sur le versant centre-sud du cratère du volcan, précédées de coulées de lave « depuis toutes les bouches actives », projetant un panache de fumée de deux kilomètres de haut. La chute des lapilli provoque des incendies dans la zone des roseaux. Un randonneur est tué.

A voir aussi l’éruption du 28 août dernier:

https://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/les-images-de-l-impressionnante-eruption-du-stromboli-en-sicile-1182885.html


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