Le couvent Saint-François était un couvent franciscain situé dans le Vieux-Nice dont il ne subsiste que des vestiges aujourd’hui.
D’après la tradition, les franciscains s’établissent à Nice en 1239, dans le couvent Saint-Récupérat ou Saint-Recoubré, situé à l’est du port Lympia. Loin de la ville, sous la menace des pillards, leur supérieur Raymond Ricardi décide onze ans plus tard d’édifier un nouveau couvent au pied de la colline du château. Le 17 novembre 1250, un meunier, Augier Badat, leur fait don d’un terrain « pour le salut de [son] âme ». Le couvent est construit au niveau des actuelles rue de la Tour et place Saint-François.
Pierre Gioffredo indique, dans son ouvrage Nicæa civitas, qu’au sein du couvent sont consacrés une chapelle en 1377 et plusieurs autels en 1448. Des travaux sont réalisés en 1483 avec le renouvellement de la voûte de l’église du couvent, laquelle est d’abord dénommée Sainte-Croix puis par la suite dédiée à Saint-François, ainsi que l’agrandissement des caveaux.
Durant les trois sièges de Nice, notamment celui de celui de 1705-1706, le couvent subit d’importants dégâts. Après l’annexion par la Première République française du comté de Nice en 1792, les autorités françaises expulsent les frères et le couvent est alors reconverti en corps de garde, tribunal civil et tribunal de commerce, ainsi que bureau du magistrat de santé. Les troupes napoléoniennes utilisent une partie du couvent comme écurie en attendant leur départ pour la première campagne d’Italie.
Jean-Louis Truchi et Joseph Pollan rachètent tous deux le couvent aux enchères le 17 mai 1798 pour 343 000 francs. Le 20 juillet de la même année, l’église est vendue, également aux enchères, à Joseph Tomassi et Toulane pour 209 000 francs. Le couvent devient par la suite l’hôtel de l’Aigle d’Or avant que la ville de Nice s’en porte acquéreur et permette à la Confédération Générale du Travail des Alpes-Maritimes de s’y installer. L’église quant à elle devient au rez-de-chaussée une fabrique de glace puis des locaux pour le service de nettoiement de la ville, et au premier étage un cinéma puis un dancing.
L’église du couvent est d’abord surmontée d’un clocheton comportant deux cloches. Puis en 1722, il est bâti un clocher coiffé d’une coupole et d’une croix très élancée. En 1798, le gouvernement français, qui vend l’église et le couvent, conserve le clocher qui devient propriété de la commune, dans le but de l’orner d’une horloge mais ce n’est qu’en 1841 que sera achevé le campanile actuel.

aquarelle Michel Bois

Cette église  est en cours de rénovation et doit être dédiée à la culture, l’histoire et à la mise en valeur des traditions de la ville de Nice.

Les travaux devraient durer jusqu’en 2019.
Le chantier est invisible de l’extérieur. L’église des Franciscains se cache derrière les façades de la place Saint-François à Nice.

2 commentaires

Catherine Dorochenko · 30 décembre 2018 à 20 h 17 min

Très intéressant! Merci Michel! Bises
Catherine

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