Les lampes à huile

     Depuis l’Âge du bronze ont été fabriquées des lampes en pierre, en terre cuite, ou en métal, récipients ouverts ou fermés comportant un ou plusieurs becs destinés à accueillir une mèche, et pour les lampes fermées, un ou plusieurs trous de remplissage, le plus souvent au centre d’une cuvette formant entonnoir. Elles ont servi à l’éclairage depuis les périodes protohistoriques (lampes à huile d’Akrotiri, au musée de Santorin, par exemple), jusqu’au Moyen Âge où l’on utilisait des lampes à pied ou suspendues, à l’imitation des Romains.

Dès l’Antiquité, cependant, l’éclairage à l’huile minérale (naphte) est cité comme pratique courante en Mésopotamie. Cette huile est d’abord épurée par des moyens physico-chimiques, puis distillée, comme le mentionne Al-Razi (Rhazès) au IXe siècle dans son Kitab al-Asrar (Livre des Secrets). Au Moyen Âge en France, on utilisait l’huile de navette dans le Nord et l’huile de noix dans le Midi.

Voici quelques exemples de lampes à huile d’époque romaine:

IMG_4619

lampes à huile romaines,moulage René David,Michel Bois

Les lampes à huile antiques sont principalement en terre cuites,mais il en existe en bronze et en verre.D’abord tournées,elles sont moulées à l’époque romaine:à partir d’un archétype en bois(1) l’artisan fabrique un moule bi-valve en argile(2-3) sur lequel il imprime en creux le décor du médaillon à l’aide d’un poinçon(4).Les décors sont très variés(mythologie,jeux,animaux).Une fois le moule cuit,on peut y appliquer de l’argile fraiche pour façonner les deux éléments de la lampe(5)qui,démoulés et séchés sont assemblés et cuits au four.Une mèche est ensuite insérée dans le bec;en baignant dans l’huile,elle apporte la lumière d’une de nos bougies.

IMGl_1630

Musée archéologique Lattara

 

La seule alternative à la lampe à huile était alors la torche, adaptée à l’usage extérieur, puis la chandelle, pour l’éclairage domestique.

Les mèches, cependant, se spécialisent et progressent au cours de millénaires, dans leur nature et leur texture. D’abord tressées en roseau, en lin, en chanvre, en laine, puis en coton à partir du XVIIe siècle, elles deviennent plates pour assurer une combustion plus régulière.

Catégories : Histoirepoterie

0 commentaire

Laisser un commentaire