Florence

Florence, capitale de la Toscane, fait partie des villes d’Italie les plus visitées et l’une des plus riches en monuments et en œuvres d’art.
Célèbre dans le monde entier pour ses monuments et ses œuvres d’art des plus grands artistes de la Renaissance, elle est une destination de choix pour les amateurs d’art, de monuments et d’histoire.

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Florence,aquarelle Michel Bois

Florence a été fondée pendant l’époque romaine, en 59 av. J.-C., près du fleuve Arno. Elle n’a été qu’une simple bourgade jusqu’au XIIe siècle, début de son essor économique et artistique qui dura jusqu’au XVIe siècle.
Du XIIe au XIVe siècle, Florence connaît de profonds bouleversements politiques et sociaux avec l’essor des riches familles de marchands groupées au sein du popolo, et le conflit entre les Guelfes et Gibelins qui partage l’Italie et Florence en deux. Ces deux processus accompagnent le développement de la commune qui, comme dans les autres villes de l’Italie septentrionale, voit l’émergence de gouvernements autonomes qui ont acquis leur souveraineté après une lutte féroce débouchant sur la paix de Constance, octroyée par l’empereur Frédéric Ier en 1183. Les communes italiennes y ont acquis des droits souverains qui en faisaient de véritables Cités-États.
La commune florentine, qu’on connaît alors sous le nom de Fiorenza, naît environ un siècle après celle de Pise ; elle est attestée dès 1081.Le popolo des marchands cherche rapidement à faire partie des instances de la commune : le conseil exécutif du consulat, puis du podestat, une assemblée délibérative qui aura plusieurs noms. Florence connaît le combat des factions, avec les Gibelins qui triomphent dans les années 1240 avec le vicaire impérial Frédéric d’Antioche, bâtard de l’empereur Frédéric II. Les Guelfes sont au pouvoir en 1250 puis en 1266, quand ils prennent Florence avec l’appui de Charles d’Anjou, frère du roi de France appelé comme roi de Naples par le pape. Ces Guelfes sont soutenus par le popolo : ils créent la charge de capitaine du peuple en 1250, puis élaborent une nouvelle forme institutionnelle, la seigneurie (Signoria), en 1282 : un conseil de prieurs, appartenant aux corporations des marchands, les fameux 7 arts majeurs des Arti (laine, draps, changeurs, juges et notaires, etc.), auxquels sont juxtaposés un « gonfalonnier de justice » (Gonfaloniere di Giustizia (it)) et des gonfalons (étendards) de quartiers, et ce alors que le podestat et le capitaine du peuple continuent d’exister.
Le florin, principale monnaie du Moyen Âge, est créé en 1252 par la corporation des changeurs et banquiers (Arte del Cambio) de Florence, l’une des cinq corporations majeures et contribue au succès de la ville, succès qui l’impose en Europe.
La faction guelfe se structure, reçoit même, pour les gérer, les biens des 4 000 Gibelins qui ont fui la ville. Dans les années 1290, les lois anti-magnatices entrent en vigueur : c’est la revanche des corporations de marchands qui interdisent aux nobles l’accès aux charges et limitent la taille des tours qu’ils avaient érigées.
Au début du XIVe siècle, Florence expérimente, tout comme les autres villes d’Italie (ex. les Della Scala à Vérone à partir de 1273), les seigneuries personnelles : Charles de Calabre la gouverne en 1323, suivi par le duc d’Athènes en 1343. Florence subit une véritable crise au milieu du XIVe siècle : révolte du peuple, faillite des Peruzzi (grande banque) en 1343, peste noire qui fait disparaître la moitié de la population de la ville en 1348.

La ville est ensuite dominée par différents clans qui se disputent le pouvoir. En 1434, ce sont les Médicis qui deviennent maîtres de la ville. Puis, à leur chute, nombre de grandes familles s’exilent en France et y font fortune. Les Gadagne quittent Florence vers la fin du XVe siècle et détiennent la première place des banques lyonnaises, tandis qu’Albisse Del Bene, un autre banquier florentin, contrôle la levée des impôts dans toutes les régions de France.
En 1569, Florence devient la capitale du grand-duché de Toscane. La ville garde de cette époque de nombreux monuments, dont l’église San Miniato al Monte (1018), l’église Santa Maria Novella, l’église Santa Croce, la cathédrale Santa Maria del Fiore (il Duomo, dont la coupole est réalisée par l’architecte Brunelleschi), abritant des œuvres de Giotto, Donatello ou encore Michel-Ange.Scan10664.web

Le Ponte Vecchio de Florence ,aquarelle Michel Bois

Florence a été le chef-lieu de l’Arno, département français créé le 25 mai 1808, à la suite de l’annexion du royaume d’Étrurie à l’Empire français par les troupes napoléoniennes. La ville entre ensuite dans une période de lent déclin jusqu’en 1865, date à laquelle elle devient pourtant capitale du Royaume d’Italie. Elle perd ce statut en 1870, au profit de Rome.
Le 6 novembre 1966, l’Arno inonde une grande partie du centre-ville, endommageant de nombreux chefs-d’œuvre. Un grand mouvement de solidarité internationale naît à la suite de cet évènement et mobilise des milliers de volontaires, surnommés Les anges de la boue.

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