Venise et Paul Morand

Venise 1999.web

Venise ,aquarelle Michel Bois

Au sommet du Campanile j’embrassais Venise,aussi étalée que New York est verticale,aussi saumonée que Londres s’offre en noir et or.L’ensemble est lavé d’averses,très aquarellé,avec des blancs rompus,des beiges morts,relevés par le cramoisi sombre des façades pareilles à la chair du thon.Un vent violent secoue la lagune,poussant des nuages aussi légers que ces nouvelles voiles en nylon des régates au Lido.

A travers la résille de fer du dernier étage,qui dissuade les candidats au suicide de passer à l’action,je voyais Saint-Marc collé au Palais,à la fois refuge,trésor ,porte de sortie d’une coulisse de la sérénissime machine.De la plate forme,on comprenait mieux le vrai rôle de Saint-Marc,chapelle privée du Palais,non plus édifice public comme aujourd’hui,non pas basilique comme on le croit.

Paul Morand,Venises 1971

Capture

A voir aussi sur ce site le Palais Dario à Venise:

Le Palais Dario à Venise

 

2 thoughts on “Venise et Paul Morand”

  1. Michel, très beau texte, très belle aquarelle. L’autre jour dans mon cours aquarelle débutants tout le monde a recopié tes chats noirs. Tu as beaucoup de succès. Bises
    Catherine

Laisser un commentaire