Tokyo

Tokyo

   Tokyo , anciennement Edo, capitale du Japon est la plus grande ville du Japon, avec plus de 13,6 millions d’ habitants intra-muros en 2016 et 42,7 millions d’habitants dans l’agglomération, et forme l’aire urbaine la plus peuplée au monde. Principal centre politique de l’archipel depuis le XVIIe siècle, la ville accueille la plupart des institutions du pays : la résidence de l’empereur du Japon, du Premier ministre, le siège de la Diète (le parlement japonais), du Cabinet, les ministères qui le constituent ainsi que toutes les ambassades étrangères.

À l’origine, Tokyo était un petit village de pêcheurs nommé Edo (« l’estuaire »). Fortifié au XVe siècle, Edo devient la base militaire du shogun Tokugawa Ieyasu à la fin du XVIe siècle, puis la capitale de son gouvernement. Durant l’Époque d’Edo (1603-1868), Edo se développe et est l’une des villes les plus peuplées au monde à la fin du XVIIIe siècle, avec une population de près d’un million d’habitants. Avec la restauration de l’Empire en 1868, elle est confortée dans son rôle de cœur politique du Japon : le château d’Edo devient la résidence de l’Empereur Meiji (Kōkyo), et la ville acquiert son nom actuel par opposition à Kyoto, l’ancienne capitale.

Tokyo 1900

 

Elle est ravagée en 1923 par un séisme de magnitude 7,9 qui fait plus de 100 000 morts. Durant la Seconde Guerre mondiale, elle est détruite pour moitié par des bombardements aériens américains, mais est rapidement reconstruite. Dans la seconde moitié du XXe siècle, Tokyo devient une métropole de rang mondial grâce à un fort développement industriel — notamment dans l’électronique —, et voit sa population multipliée par dix en cinquante ans.

Principal centre économique et financier du Japon, Tokyo est l’une des principales places financières asiatiques et mondiales.

Tokyo s’est développée sans planification publique centralisée. Le plan de la ville est donc très complexe et semble manquer d’unité. Ses rues à l’aspect hétérogène, et sans nom pour la plupart, sont un mélange de constructions ultra modernes et de bicoques sans âge. Tous les arrondissements se décomposent en quartiers qui s’entrecroisent, tous dotés d’une atmosphère bien spécifique.

Tokyo dessin Michel Bois

 

La densité humaine est considérable sur près de 65 kilomètres. L’urbanisme de la ville est la synthèse entre le design contemporain et l’héritage historique. Il règne dans cette immense agglomération une impression de désordre où les immeubles de verre et d’acier côtoient les frêles maisons de papier, et où les autoroutes suspendues forment un inextricable lacis d’asphalte. Les quartiers les plus en vogue de Tokyo, densément peuplés et plantés de gratte-ciel, se trouvent dans le cœur névralgique de la ville.

À Tokyo, plus de la moitié des parcelles constructibles font moins de 100 m2. Ceci explique la multiplication, depuis l’an 2000, de « maisons bonsaïs » occupant 50 à 70 m2 au sol. Dans le centre, le manque d’espace est tel que les bâtiments se pressent les uns contre les autres, voire s’emboîtent entre eux. Les rues sont pour la plupart étroites, et les parkings en surface ainsi que les terrasses de cafés sont très rares. Les hôtels capsules viennent combler même les parcelles les plus minces, là où il serait autrement impossible de construire quelque chose.

Par ailleurs, le système de numérotation des bâtiments de la ville est très particulier : les numéros des immeubles ne se suivent pas par ordre croissant ou décroissant mais correspondent plutôt à leurs dates de construction.

Tokyo est née de la mer. Le rôle de cette dernière y est donc vital : on y trouve plusieurs des grands ports japonais. Les plaines représentent seulement un tiers des terres émergées de l’archipel. Accaparé le plus souvent par l’exploitation agricole ou sylvicole, l’espace devient un enjeu crucial : le seul recours envisagé a été de gagner des terres sur la mer avec la création de terre-pleins littoraux.

Il reste très peu de bâtiments anciens à Tokyo à cause de leur destruction par le tremblement de terre du et des bombardements américains de la Seconde Guerre mondiale. Les quelques monuments historiques pré-existants ont pour beaucoup été reconstruits à l’identique après ces deux catastrophes. Ce même tremblement de terre a été à l’origine d’une limitation de la hauteur des bâtiments à 31 m entre 1931 et 1962.

Que Tokyo, la capitale la plus peuplée du monde, ne soit pas depuis longtemps en état de nécrose avancée, ni en congestion permanente, a de quoi étonner. Or elle « fonctionne » même mieux que d’autres grandes cités. Le soir, pour rentrer chez eux, la plupart des salariés tokyoïtes effectuent une ou deux heures de voyage dans des trains bondés, qui se succèdent à une fréquence maximale vers les « cités dortoirs » de la partie occidentale de la Métropole ou des préfectures voisines.

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