Grèce Santorin

Santorin,aquarelle Michel Bois

Santorin, aussi appelée Théra ou Thíra, est une île exceptionnelle de Grèce située en mer Égée parmi un petit archipel volcanique comprenant quatre autres îles.C’est un vestige d’une ancienne île partiellement détruite vers 1600 av. J.-C. au cours de l’éruption minoenne.

urlSantorin est située dans le sud de la mer Égée, à 75 kilomètres au sud-est de la Grèce continentale, dans l’est de l’archipel de Santorin.
Santorin a la forme d’un croissant ouvert vers l’ouest et au profil dissymétrique : son littoral occidental est constitué de falaises et l’altitude décroit progressivement vers la côte orientale qui est généralement basse.

urlD’après Hérodote, l’île est habitée par les Phéniciens lorsque le héros Théras fonde la colonie dorienne de Théra, à l’époque archaïque. Par la suite, l’île est occupée par différentes puissances : la ligue de Délos, l’Égypte ptolémaïque, les Romains, l’Empire byzantin, le duché de Naxos et les Vénitiens de 1204 à 1579, les Turcs jusqu’en 1821 et enfin la Grèce par le traité de Londres de 1840.
En 1956, l’île est touchée par un tremblement de terre qui fait une cinquantaine de victimes et détruit plus de 2 000 habitations.
En 1970 sont mises au jour les fresques d’Akrotiri dont les plus connues sont celles dites des « enfants-boxeurs », du « pêcheur » et des « singes bleus », témoins de la civilisation minoenne remontant au IIe millénaire avant notre ère. D’importantes collections de céramiques ont été aussi dégagées du champ de fouilles. Ces œuvres d’art ont été épargnées par l’éruption minoenne et ensevelies sous les cendres volcaniques et la ponce.

L’eau douce est précieuse sur cette île quasi-désertique qui n’a que très peu de réserves et aucune source naturelle. Jusqu’au XIXe siècle, les habitants récupéraient dans des citernes l’eau de pluie tombée sur les toits. Aujourd’hui, une usine de désalinisation d’eau de mer produit l’essentiel de l’eau courante, maintenant potable. De nombreuses piscines ont cependant été construites suite au développement touristique.

Santorin1.web

Santorin,aquarelle Michel Bois

La pauvreté du sol recouvert d’une épaisse couche de cendres et son acidité ne permet que quelques cultures d’une variété spécifique et très ancienne de vigne, l’Assyrtiko, au rendement très faible (10 à 20 % du rendement de la vigne française ou californienne) mais naturellement très résistante au phylloxéra. Poussant à même le sol sans aucun tuteur, les pieds sont plus espacés que partout ailleurs à cause de la sècheresse du sol (leur principale source en eau est celle de la rosée et la brume marine). Les branches sont seulement disposées en anneau spiralé, et les grappes pendent au centre à l’abri du vent. Elle donne un vin recherché très sec, à l’acidité prononcée (liée à la nature du sol) comparable au Visanto et aux arômes citronnés.
La tomate cerise de Santorin (appelée Tomataki Santorinis) a obtenu de l’Union européenne en décembre 2013 une Appellation d’Origine Protégée.
L’exploitation de la mine de pierre ponce qui était auparavant exportée, a été suspendue en 1986 pour préserver les sols et l’environnement naturel fragile de l’île.
Haut lieu du tourisme en Grèce, l’archipel de Santorin et son île principale sont accessibles par des navires de tout gabarit qui peuvent mouiller dans la baie mais seul le port d’Athinios, où accoste la majorité des visiteurs, permet le débarquement de véhicules. Un aéroport construit dans l’est de l’île, près des plages de Kamari et de Périssa, permet aux petits porteurs de s’y poser et assure l’été une relation quasi permanente avec Athènes.
Les villages situés sur la falaise (Fira, Oia), disposent chacun d’un petit port dans la caldeira auxquels ils sont reliés par un chemin escarpé permettant de les rejoindre à pied ou à dos d’âne, ou encore par un petit téléphérique à Fira.

Catégories : GrèceMéditerranée

2 commentaires

Jean-Paul Mathieu · 19 juin 2015 à 17:45

Alors, tu aimes aussi Santorin… Pas étonnant.
J’y étais, il y a quelques années, pour 15 merveilleux jours. J’y ai marché, beaucoup. J’habitais à Oia, tout au bout du croissant.
J’ai un bon souvenir du vin blanc, de la gentillesse des habitants, du vent, et des odeurs de soufre sur le petit caillou.
C’est plein d’histoire, grande et petite. Je me souviens que le tremblement de terre, du à une éruption, en 1600 av. JC, a provoqué un raz de marée (on ne disait pas tsunami, en ce temps là…) qui a emporté littéralement la civilisation Minoenne.
C’est ainsi qu’on peut découvrir les ruines de Knossos, recouverte à cette occasion d’une vague de 80 mètres.
Nous sommes bien peu de choses.
Amitié, et merci pour cette belle image.

debatisse · 5 novembre 2015 à 18:00

Surtout ne pas prendre le petit chemin escarpé au mois d’Aout en pleine chaleur quand 10 000 touristes débarquent des bateaux de croisières et que des centaines d’ânes le montent et descendent sans arrêt. Bonjour l’odeur !!!!!!

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