Les Torii (Japon)

Torii à Kyoto,aquarelle Michel Bois

     Un torii, portail traditionnel japonais,  est communément érigé à l’entrée d’un sanctuaire shintoïste, afin de séparer l’enceinte sacrée de l’environnement profane. Il est aussi considéré comme un symbole du shintoïsme.

Du fait de sa fonction de séparation symbolique du monde physique et du monde spirituel, chaque torii traversé lors de l’accès à un sanctuaire doit être retraversé dans l’autre sens afin de revenir dans le monde matériel. Il n’est pas rare de voir des Japonais contourner un torii lorsqu’ils pensent ne pas repasser plus tard par cet endroit.

On pense que les premiers toriis se sont développés au Japon. Des écrits anciens attestent de leur présence au Xe siècle. Ils étaient communs dès le milieu de la période Heian (794-1185).

L’origine des toriis semble devoir être rapprochée de celle des torana bouddhistes, en Inde et au Népal. L’usage des toriis pourrait s’être développé progressivement.

Les sanctuaires devaient initialement être délimités par quatre poteaux, un à chaque angle ; une corde tendue entre les poteaux marquait ainsi la limite entre l’emprise sacrée du sanctuaire et l’extérieur. Deux poteaux plus grands ont ensuite été rajoutés au milieu du côté se prêtant le plus à l’accès au sanctuaire ; la corde aurait ainsi été rehaussée entre ces deux poteaux, afin de permettre aux prêtres d’entrer (de tels exemples sont encore visibles aujourd’hui, notamment au sanctuaire Ōmiwa-jinja, préfecture de Nara).

Puis la corde a été remplacée par un linteau de bois ; pour renforcer la structure de l’ensemble, on rajouta un second linteau : on obtient ainsi un shinmei torii de base. La corde tendue entre les quatre poteaux d’angle a également évolué pour devenir, plus communément, une clôture en bois.

A voir aussi Carnets du Japon sur ce site:

1ère partie

2ème partie

3ème partie

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