Les Pléiades constituent un amas ouvert d’étoiles qui s’observe dans l’hémisphère nord, dans la constellation du Taureau. Cet ensemble d’étoiles liées entre elles par l’attraction gravitationnelle qu’elles exercent les unes sur les autres)est le plus célèbre groupe d’étoiles du ciel, car on peut le voir sans jumelles, même sous les lumières de  villes polluées. L’origine du nom « Pléiades » provient de la mythologie grecque : les Pléiades sont sept sœurs, filles d’Atlas et de Pléioné : Astérope, Mérope (ou Dryope, ou Aéro), Électre, Maïa, Taygète, Célaéno (ou Sélène) et Alcyone. L’amas des Pléiades est un des amas les plus proches de la Terre.

Le spectaculaire amas des Pléiades est surtout connu pour la couleur bleutée de ses étoiles. Pour voir cet amas à l’œil nu, dans le ciel d’automne de l’hémisphère nord, il faut regarder en direction de la constellation du Taureau. On pourra voir au moins 6 étoiles, parmi les 500 principales étoiles, qui constituent les pléiades.

Dessin Michel Bois

 

Les étoiles des pléiades sont connues depuis la préhistoire. Une représentation picturale de cet amas se retrouve aussi sur le disque de bronze de Nebra, trouvé en Allemagne et daté du début de l’âge du bronze (1 600 av. JC).Le disque de Nebra est un disque de bronze pesant à peu près kg et d’environ 32 cm de diamètre pour 100 cm de périmètre. Il a été mis au jour illégalement, par des fouilleurs clandestins, en juillet 1999 à Nebra-sur-Unstrut en Saxe-Anhalt (Allemagne), avec d’autres objets constituant un dépôt cultuel. Il daterait d’environ 1600 avant notre ère . C’est à ce jour la plus ancienne représentation de la voûte céleste.

Le disque de Nebra se présente sous la forme d’une plaque circulaire sur laquelle se détachent, en plaques d’or incrustées, des points supposés être des corps célestes (la Lune représentée en disque central ou en croissant ; les Pléiades, constellation, représentée par sept étoiles groupées…) et d’autres motifs en feuille d’or.

Il pourrait s’agir d’une représentation du ciel pour un observateur qui se serait situé en Allemagne à l’apparition des Pléiades il y a 3 600 ans. Ce serait jusqu’à ce jour la représentation la plus ancienne de la voûte céleste jamais retrouvée. L’archéologue allemand Harald Melle la qualifie de « ciel étoilé automnal ».

disque de Nebra

 

De tous temps, la constellation des Pléiades a servi de point de repère à l’humanité : les marins utilisaient ces étoiles pour naviguer ; les paysans pour déterminer le moment des semailles et des moissons. Les Pléiades sont visibles en hiver. Mais dès la mi-octobre, on peux déjà les observer à l’Est vers 21h. Actuellement, toujours vers 21h, le 25 mars, elles se coucheront un peu après minuit.
Elles disparaissent vers la mi-avril. Mais ce n’est qu’une absence, pas une disparition, car on les retrouve en automne.

Dans l’arrière-pays niçois, une des plus ancienne gravure rupestre assimilée à une constellation est figée dans la pierre d’une montagne sacrée, le mont Bégo. Âgée de 4000 à 6000 ans, elle représenterait l’amas des Pléiades.

Mont Bégo la dalle de la danseuse

Pour en savoir plus:

http://autourduciel.blog.lemonde.fr/2017/12/23/comment-reperer-les-huit-planetes-du-systeme-solaire-en-moins-dune-journee/

Catégories : Astronomie

2 commentaires

Catherine Dorochenko · 31 décembre 2017 à 20:40

Merci Michel! Je ne connaissais pas ce merveilleux disque de Nebra! Quelle beauté!
Beaucoup de  » Blog de Michel Bois » c’est mon souhait pour 2018, un rendez-vous que j’aime vraiment!
Très grosses bises
Catherine

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