Le Samourai

Le Samourai

aquarelle Michel Bois

Le terme  « samouraï » ou « samurai » renvoie à un individu, appartenant à la classe des guerriers, au service d’un seigneur auquel il a prêté allégeance.

L’avènement des samouraïs est le résultat d’une longue gestation de l’histoire japonaise (du VIIIème siècle au XVIIème siècle). Le temps des samouraïs fut d’une durée plus modeste (du début du XVIIème siècle à 1878).

Avant même la naissance de la classe des samouraïs existait celle des guerriers (bushi 武士). C’est cette dernière qui forma, avec sa prise du pouvoir, ses valeurs morales et sa culture militaire, le terreau nécessaire à la constitution de ce corps d’élite.

Les guerriers japonais ont été successivement désignés par les termes  « mono no fu » jusqu’au VIIème siècle avant que ne soit utilisé le terme de  « bushi » (武士) à partir du VIIIème siècle. Bien que, vers le VIIIème siècle, le terme de « bushi » regroupe l’ensemble des guerriers, ce terme évoluera par la suite (vers le XVIIème siècle)  pour ne désigner que les individus appartenant à une classe sociale supérieure (excluant ainsi les samouraïs). Le terme de samouraïs désigne alors (vers le XVIIème siècle) les guerriers au service du Shôgun , d’un daimyô ou d’un chef militaire.

Les Samourais ont très rapidement tiré parti de leur discipline et de leur force de frappe.Les maitres d’arme les pliant à un code d’honneur et de vertus irréprochable,les samourais ont imposés partout à travers le Japon la loi du sabre jusqu’à la fin du XIXème siècle.Les Empereurs ont fait appel à leur science du combat pour défendre le Japon où ils occupent aussi des fonctions administratives pour le suzerain.

 

« Rappelle-toi la devise du samouraï: L’honneur ou le déshonneur ne sont pas dans l’épée, mais dans la main qui    l’empoigne. « 

La tristesse du samourai – Victor del Arbol

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1ère partie

Carnets du Japon (1ère partie)

2ème partie

Carnets du Japon(2ème partie)

3ème partie

Carnets du Japon (3ème partie)

 

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     Le Samuraï ,c’est aussi c’est aussi un film de Jean-Pierre Melville.Hiver 1966.Le scénario du « Samourai » en mains,Jean-Pierre Melville se rend à l’hôtel particulier d’Alain Delon,22 avenue de Messine,dans le huitième arrondissement de Paris.Cette histoire,il l’a écrite avec l’acteur en tête dès le début des années 1960.Melville avait remarqué son sourcil en forme orientale,japonaise.Et conclu que seul Delon pourrait prêter son visage à Jeff Costello,tueur blessé qui préfère mourir seul plutôt que se réfugier chez la femme qu’il aime et pourrait le sauver.Ce film,a décrété Melville, se fera avec Delon. Ou n’adviendra  pas.

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Sorti il y a plus de cinquante ans,le 25 octobre 1967,le Samouraï fixe toujours le mythe Delon.Mutique,coiffé d’un Borsalino,revêtu d’un imperméable en forme de parure qui semble avoir été sculpté,l’acteur devient une icône intemporelle,un individu éminemment tragique,qui se résume à ses gestes et à son regard.Le dernier symbole de l’honneur dans un monde de compromis,et qui, en se sacrifiant côtoie l’absolu.Un film hors norme,étranger à la France gaulliste de la fin des années 1960,et qui renvoie à une Amérique rêvée et japonisante.Le Samouraï fera d’ailleurs de Delon un dieu vivant au Japon,tout en devenant avec le temps un modèle pour le cinéma contemporain.(Le Monde 22 juillet 2017).

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