La vigne et la viticulture en Géorgie  sont parmi des plus anciennes du monde, et  la Géorgie est peut-être le berceau du vin, les premières traces  de vinification remontant à 8 000 ans avec la production de vins en kvevri (grande jarre de vin). Les vignes couvrent actuellement 100 000 hectares et le pays compte 540 cépages authentifiés.

aquarelle Michel Bois

La plus grande partie des vins est vinifiée encore selon une méthode ancestrale.Les vignobles se sont implantés essentiellement dans la Kakhétie, qui produit des vins de terroir dont le gourdjaani, le tsinandali, qui sont des vins blancs, ainsi que les napureouli, mukuzani et mzane qui sont vinifiés en rouge.

 

Une majorité de linguistes estime que l’étymologie du mot « vin » vient du mot géorgien définissant le vin : gvino .

Le Français Jean Chardin(1643-1713), joaillier du shah de Perse Shah Abbas II et de Charles II, roi d’Angleterre, publia, en 1686, Récit de voyage de Paris à Ispahan, dans lequel il donnait son opinion sur les vins de la Géorgie (Colchide) : « Il n’est pas de pays où l’on boive davantage et de meilleurs vins ». Il avait observé que les vignerons géorgiens « creusaient les plus grands troncs des grands arbres dont ils se servent à la place des cuves. À l’intérieur, ils écrasent et pressent les grappes, puis ils versent le jus dans des grandes jarres en terre qu’ils ensevelissent dans leur maison ou tout à côté. Et quand le vaisseau est plein, ils le ferment avec un couvercle de bois, puis déposent de la terre dessus ».

Tout au long de l’été, chaque viticulteur aménage son marani, c’est-à-dire sa cuve à vin. Elle est constituée de troncs d’arbre évidés placés à l’ombre des lauriers, dans laquelle les raisins sont apportés dans de longs paniers coniques.

À côté, les kvevris, jarres à vin enfouies dans le sol jusqu’au col sont surmontées d’une taupinière de terre. Un bouchon de chêne les obture. Nettoyés avec un bouchon de paille, les kwrevris sont ensuite complètement remplis avec le raisin foulé. Celui-ci va fermenter au frais et rester en terre tout l’hiver.

 

Au printemps le vin est transvasé dans d’autres kwevris, au moyen d’une calebasse, tandis qu’est laissé dans la première jarre le marc (peaux et rafles), source de la tchatcha,marc géorgien traditionnel, déjà redoutée par les Ibères, ancêtres des Géorgiens.

 

Scellé dans sa jarre, enterré dans le sol frais du marani ombragé, le vin pouvait se conserver presque indéfiniment.

 

 

Catégories : Vins

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