La Bataille de Navarin,la dernière grande bataille de la marine à voile Grèce 1827

Scan105181.web

Pylos,île de Sphaktiria,aquarelle Michel Bois

La bataille de Navarin est une bataille navale qui s’est déroulée le 20 octobre 1827, entre la flotte ottomane et une flotte franco-russo-britannique dans le cadre de l’intervention de ces trois puissances lors de la guerre d’indépendance grecque dont elle a été le premier acte. À l’issue des combats, la défaite ottomane est totale.
La bataille de Navarin est considérée comme la dernière grande bataille navale de la marine à voile, avant l’avènement des navires à vapeur, des cuirassés et des obus, mais aussi comme une étape décisive vers l’indépendance de la Grèce et comme l’une des premières « interventions sous un prétexte humanitaire » de l’histoire.

00-sphacteria-map

La Baie de Navarin dans la Baie de Pylos

Par le traité de Londres du 6 juillet 1827, la France, le Royaume-Uni et la Russie étaient convenus d’intervenir entre les belligérants de la guerre d’indépendance grecque pour faire cesser les « effusions de sang ». Une flotte tripartite, commandée par Edward Codrington, Henri de Rigny et Login Van Geiden fut envoyée dans ce but. Après avoir réussi à empêcher divers affrontements, les amiraux décidèrent de faire une démonstration de force dans la baie de Navarin où se trouvait la flotte ottomane, composée de navires égyptiens, turcs, tunisiens et algériens. Celle-ci était ancrée dans une disposition destinée à impressionner la flotte des puissances alliées qu’elle attendait. Des coups de feu tirés d’un navire ottoman, avant que tout ordre ait été donné en ce sens, entraînèrent une bataille qui n’était prévue par aucun des deux adversaires.
Malgré leur infériorité numérique, les navires des puissances alliées étaient largement supérieurs à leurs adversaires. Dans un combat qui se déroula pratiquement à l’ancre et à bout portant, leurs artilleurs firent des ravages dans la flotte ottomane. Les plus petits navires de la flotte des puissances, qui ne s’ancrèrent pas, remplirent avec succès leur mission de neutraliser les brûlots, l’arme ottomane la plus redoutable, ce qui aida à la victoire finale.

navarin-2

La Bataille de Navarin,Ivan Aïvazovsky 1817-1900

Sans perdre un seul navire, mais après avoir subi d’importants dégâts, la flotte franco-russo-britannique détruisit une soixantaine de navires ottomano-égyptiens, provoquant un véritable carnage.

Certaines épaves de cette bataille sont visibles aujourd’hui encore sur les fonds de cette baie.

Laisser un commentaire