Joaquin Sorolla(1863-1923),peintre espagnol impressionniste et luministe

Joaquin Sorolla,autoportrait,Musée Sorolla,Madrid

 

   

      Joaquin Sorolla est né à Valence, en Espagne; il est le fils aîné d’un marchand, également nommé Joaquín Sorolla, et de son épouse, Concepción Bastida. Sa sœur Concha naît un an plus tard. En août 1865, leurs deux parents meurent (lors d’une épidémie de choléra) et les enfants sont pris en charge par leur tante maternelle et leur oncle. Sorolla est d’abord formé dans sa ville natale par Francisco Pradilla y Ortiz, puis en Italie et à Paris. Là, il subit l’influence des impressionnistes. En 1881, il s’établit à Madrid, étudiant les chefs d’œuvre du musée du Prado. En 1885, Sorolla obtient une bourse pour étudier la peinture à Rome. Il y développe son style et sa technique.

De retour en Espagne, sa palette s’éclaircit avec les plages méditerranéennes, les ébats d’enfants, les nus, les pêcheurs valenciens. Il obtint son premier succès important avec Une autre Marguerite, qui lui valut la médaille d’or à Madrid et fut vendu à la galerie Saint-Louis. Il devient vite très connu et le meneur incontesté de l’école moderne espagnole de peinture. Son tableau Le Retour des pécheurs fut admiré au salon de Paris et acquis par l’État pour le musée du Luxembourg.

Joaquin Sorolla expose au Salon des artistes français en 1893, où il est régulièrement admis entre cette date en 1909, et obtient un 3e prix pour Le baiser à la Relique, puis un 2e prix pour La vuelta de la pesca, œuvre très admirée.Ses tableaux se rattachent aussi au luminisme qui est une forme d’impressionnisme autochtone consacrant une grande attention aux effets de lumière.

 

Joaquin Sorolla,Le retour de la pêche,1894 Musée d’Orsay

Il remporte une médaille d’honneur à l’exposition universelle de Paris en 1900 et est nommé chevalier de la Légion d’honneur. Une exposition de ses œuvres — paysages, portraits — à la galerie Georges Petit à Paris en 1906 lui apporte une gloire encore plus grande et lui vaut de devenir officier de la Légion d’honneur. En 1933, Paul Getty achète dix de ses tableaux représentant des scènes de plages impressionnistes. À la fin de sa vie, il réalise de grandes compositions pour décorer l’Hispanic Society de New York, évoquant les jeux et les costumes des régions espagnoles.

Joaquin Sorolla,L’eau,1908,Musée Carmen Thyssen Malaga

En 1920, une attaque le laisse paralysé, et Sorolla meurt en 1923 à Madrid. Après sa mort, sa veuve fait don de beaucoup de ses tableaux à l’État espagnol. Ces peintures forment maintenant le fonds du musée Sorolla situé dans la maison de l’artiste à Madrid mais une clause de cette donation interdit de sortir aucun tableau du musée.La famille Sorolla pensait sans doute assurer à ce musée une présence continuelle des visiteurs mais cela a produit l’effet contraire: retiré et sans publicité,ce musée semble peu fréquenté.Ceci explique sans doute le peu d’expositions consacrées à Sorolla,l’un des meilleurs et de plus grands impressionnistes européens.

« Sorolla,c’est la lumière du jour…,Sorolla est méridional,méditerranéen,sa muse est la lumière,son sujet le bonheur,sa poésie ce sont les gens qui mènent leurs bœufs à l’abreuvoir où jusqu’à lamer pour qu’ils y baignent leurs testicules qu’ils n’ont point.Sorolla apprend vite que la palette peut inventer la lumière,donner plus d’intensité que la lumière même et y consacrera sa vie. »          Francisco Umbral(1932-2007),écrivain et journaliste.

Joaquin Sorolla,Course sur la plage 1908,Musée des Asturies

 

 

7 thoughts on “Joaquin Sorolla(1863-1923),peintre espagnol impressionniste et luministe”

  1. Il était temps Michel, on commençait à s’impatienter !!!! J’aime beaucoup Sorolla et ne manque pas de visiter sa maison atelier chaque fois que je vais à Madrid !!! Merci beaucoup et bon appétit à tous les 4 , bises

  2. Merci Michel de nous faire découvrir Joaquin SOROLLA que je ne connaissais pas (mais ma culture en peinture est assez pauvre),cela m’a donné envie d’en découvrir plus (sur internet) et j’aime beaucoup ce qu’il a réalisé.
    Amicalement
    Joël

  3. Super article, merci, Michel. C’est vrai qu’il est méditerranéen mais quand nous étions passé par San Diego avec Delphine et les enfants, il y avait une expo Sorolla géniale et ses oeuvres entraient curieusement en résonance avec le Pacifique… Besos y abrazos, Phil

  4. Merci Michel! En effet j’ai zappé le musée Sorolla pendant mes vacances et comme je le regrette maintenant ! Mais comme tu le soulignes il m’était inconnu ce qui est absolument incroyable! Grâce à toi je me rattraperai la prochaine fois.
    Bises Michel
    Catherine

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