Né sous l’impulsion de Saint Dominique (Dominique de Guzman né en Espagne en 1170 et mort à Bologne en1221) l’Ordre des Dominicains appartient à la catégorie des ordres mendiants qui ont fait vœu de pauvreté pour consacrer tout leur temps et leur énergie à leur vocation religieuse.

Proche de la population, il se différencie d’autres ordres qui ont pour vœux de s’isoler, comme l’ordre cistercien.

Le Pape Jean-Paul II rappelait que depuis son origine, l’une des missions principales confiées à l’Ordre a été la proclamation de la vérité du Christ en réponse à l’hérésie (d’abord albigeoise, puis toutes les nouvelles formes d’hérésie manichéenne récurrentes ). Sa devise est Veritas (la vérité) ou encore « louer, bénir, prêcher ».

Les dominicains sont des religieux mais pas des moines : ils ont la particularité de ne prononcer qu’un seul vœu, celui d’obéissance, dans les mains du maître de l’ordre (ou de son représentant), les vœux de pauvreté et de chasteté étant implicitement inclus. Ils ne font, par contre, pas vœu de stabilité comme les moines. Ils vivent dans des couvents et non dans des monastères. Leur vocation étant de prêcher, leurs couvents sont souvent situés dans de grandes villes.

Les Dominicains se sont installés à Salamanque en 1255 ou 1256. Un premier couvent a été construit sur le site actuel avant d’être détruit pour laisser place à l’édifice actuel, dont la construction a commencé en 1524 à l’initiative du cardinal Juan Álvarez de Toledo. Elle se termine en 1610.

Le couvent a été un centre important durant la Contre-Réforme, il vit notamment la création de l’École de Salamanque, dirigée par Francisco de Vitoria et comptant parmi ses rangs Thérèse d’Avila et Ignace de Loyola.

aquarelle Michel Bois 21×27 cm

 

Sur le plan architectural,La façade comprend le portail de l’église et celui du couvent adjacent. Elle est un exemple renommé de style Plateresque(à rapprocher d’un travail d’orfèvre), style architectural de transition entre l’art gothique et la Renaissance.

Le tympan abrite un bas-relief exécuté par Juan Antonio Ceroni au début du XVIIe siècle, il représente le calvaire et le martyre de Saint Étienne.

Le portique a été réalisé par Juan de Ribero Rada entre 1590 et 1592.


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