Antonio Machado, né le à Séville (Andalousie) et mort le à Collioure, poète espagnol, est l’une des figures du mouvement littéraire espagnol connu sous le nom de Génération de 98. Il mélange la rêverie mélancolique et raffinée à l’inspiration terrienne.

Antonio Machado par Leandro Oroz (1925)

En 1937, Machado se vit offrir une place de professeur de français à Soria. Il y rencontra Leonor Izquierdo Cuevas, avec laquelle il se maria en 1909. Il avait 34 ans et Leonor 15 seulement. Le couple se rendit de nouveau à Paris en 1911. Pendant l’été cependant, Leonor, atteinte de tuberculose, dut retourner en Espagne où elle mourut le , quelques semaines après la publication de Campos de Castilla. Très affecté, Machado quitta Soria pour ne jamais y retourner. Il alla vivre à Baeza, dans la Province de Jaén, en Andalousie, où il resta jusqu’en 1919. Une nouvelle édition de Campos de Castilla fut publiée en 1916, incluant des poèmes relatifs à la mort de Leonor.

Entre 1919 et 1931, Machado est professeur de français à Ségovie, plus proche de Madrid où habitait son frère. Les deux frères se rencontrent régulièrement et collaborent dans de nombreuses pièces de théâtre à succès. Il a une histoire secrète avec Pilar Valderrama, une femme mariée, qu’il évoque dans ses poèmes sous le nom de Guiomar. En 1931, il proclame la République à Ségovie, en hissant le drapeau républicain sur l’hôtel de ville de Ségovie au son de la Marseillaise.

Lorsqu’éclata la Guerre civile d’Espagne, en juillet 1936, Antonio Machado était à Madrid. Il se trouva séparé pour toujours de son frère, qui se trouvait en zone nationaliste. Il mit sa plume au service du parti républicain.  À la chute de la Seconde République espagnole, Machado et sa famille furent contraints de fuir vers la France. Arrivé à Collioure, à quelques kilomètres de la frontière, épuisé, Antonio Machado y mourut le 22 février 1939, trois jours avant sa mère.

Antonio Machado est enterré à Collioure, Leonor à Soria.

La Castille, aquarelle Michel Bois

 

Extrait de Champs de Castille

…Oh terre ingrate et forte, terre mienne !

Castille tes villes décrépites

L’âpre mélancolie

qui peuple tes sombres solitudes !

…Castille de la douleur et des guerres

terre immortelle, Castille de la Mort !

Pour en savoir plus:

http://www.machado-collioure.fr/antonio-machado-a-collioure/


1 commentaire

Catherine Dorochenko · 11 mars 2018 à 11:11

Olà Miguel! Muy interesente pero my triste ese destino….Un abrazo. Caatherine

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