Le galet de Terpon,Antibes

Le galet de Terpon, également connu sous le nom de « galet d’Antibes », vestige archéologique retrouvé à Antibes en France en 1866 comporte une des plus anciennes inscriptions grecques de Gaule connues. Il est conservé au Musée d’archéologie d’Antibes.

ΤΕΡΠΩΝ ΕΙΜΙ ΘΕΑΣ ΘΕΡΑΠΩΝ ΣΕΜΝΗΣ ΑΦΡΟΔΙΤΗΣ ΤΟΙΣ ΔΕ ΚΑΤΑΣΤΗΣΑΣΙ ΚΥΠΡΙΣ ΧΑΡΙΝ ΑΝΤΑΠΟΔΟΙΗ

Ce galet, ou plutôt cette très grosse pierre  en serpentine de forme ovoïde mesurant 65 cm de long et pesant 33 kg, a été trouvé par le docteur Mougins de Roquefort sous le crépi du pied-droit de la porte d’entrée d’une « bastide », dans le quartier de Peyregoüe, à l’ouest d’Antibes. La maison ayant été construite par un marin, certains se sont demandé si le galet était local, ou s’il avait été ramené à l’occasion d’un voyage. Mais les résultats de tests pétrographiques ont permis d’établir qu’il s’agit d’une pierre locale, ainsi que l’inscription.

L’inscription, gravée en ionien, est datée de 450/425 av. J.-C. et dit :

ΤΕΡΠΩΝ ΕΙΜΙ ΘΕΑΣ ΘΕΡΑΠΩΝ
ΣΕΜΝΗΣ ΑΦΡΟΔΙΤΗΣ
ΤΟΙΣ ΔΕ ΚΑΤΑΣΤΗΣΑΣΙ ΚΥΠΡΙΣ
ΧΑΡΙΝ ΑΝΤΑΠΟΔΟΙΗ

Ce qui se traduit en grec standard :

Τέρπων εἰμὶ θεάς θεράπων σεμνῆς Ἀφροδίτης
Τοῖς δὲ καταστήσασι Κύπρις χάριν ἀνταποδοίη
.

Et, en français :
« Je suis Terpon, serviteur de l’auguste Aphrodite,
que Cypris accorde sa faveur à ceux qui m’ont confié cette charge ».

ou : « Je suis Terpon, au service de la vénérable déesse Aphrodite.
Puisse Cypris donner en retour du plaisir à ceux qui m’ont placé ici »

Dans la mythologie grecque, Terpon est un silène, c’est-à-dire un satyre devenu vieux, Aphrodite est la déesse de l’amour et de la sexualité et Cypris est l’un des noms chypriote de la déesse grecque Aphrodite.

Selon Hypolythe Bazin ,universitaire(1855-1907), »le sens de l’inscription ,la forme particulière du galet,et aussi ce que nous savons sur le culte rendu à la Vénus orientale,honorée par les Antipolitains,tout cela nous conduit à considérer le caillou roulé d’Antibes comme la représentation d’un énorme phallus,déposé en offrande,dans un but pieux,sur l’autel de la déesse de la génération »[génitrice].

A voir au Musée d’archéologie d’Antibes:

http://www.antibes-juanlespins.com/culture/musee-d-archeologie

 

Préhistoire,le Pic Saint-Loup et l’Hortus (Hérault)

   Le département de l’Hérault est  riche de vestiges préhistoriques et particulièrement le Pic Saint Loup et l’Hortus.

 

Au cours de la Préhistoire, seuls les causses au nord du Languedoc ont été peuplés et exploités, la plaine du Languedoc étant un lieu de paludisme.Ainsi,après la première occupation de la grotte de l’Hortus,en face du Pic Saint Loup, par l’homme de Neandertal , la stratigraphie ne livre pas de matériel du Paléolithique supérieur(-30 000 -12 000 ans).

Le Pic Saint-Loup, aquarelle Michel Bois

Néanmoins, on y retrouve les traces d’une occupation régulière du Néolithique (Chasséen et Ferrérien) jusqu’au Chalcolithique(-2 300 environ) et à l’âge du bronze final (-7 000 à -2.400 de l’Age de la pierre polie à l’Age du bronze). Les grottes et abris continuent à être utilisés mais leurs fonctions se réduisent par rapport aux époques précédentes. Ils servent le plus souvent de bergeries, comme en attestent les litières qui s’y accumulent alors. Au Chalcolithique, on trouve dans ces montagnes cévenoles des populations de bergers qui ont laissé leurs traces sous formes de stèles sculptées (représentant notamment des guerriers portant un couteau triangulaire) ou de villages de bergers comme à Cambous (Viols-le-Fort).

cabane néolithique, Cambous,Viol Le Fort

Les fouilles de la grotte du Suquet-Cocouliere ont produit une masse considérable de documents anthropologiques.Parmi ceux là,des traces de violences caractérisées.Ainsi des ossements humains impactés par des armes de silex en donnent la preuve,comme cette vertèbre perforée par un projectile.

Dessin Michel Bois

A voir à la Maison des Consuls,Les Matelles(34)

http://www.cc-grandpicsaintloup.fr/-Maison-des-Consuls-.html

 

merci à Jean-Claude,Colette et Gabriel,Jean-Pierre et Joëlle,Gérard et Évelyne.