Patrick Daspremont,Obrazets 53-8 Specimen 53-8

Patrick Daspremont,après deux livres très largement autobiographiques,Sketo et le singulier destin de Ciryl Dumont,publie un intéressant livre de science-fiction : Obrazets 53-8 Specimen 53-8

 

 

 

Autres publications de Patrick Daspremont:

https://michelbois.fr/blog/roman-de-patrick-daspremont-sketo/

https://michelbois.fr/blog/roman-de-patrick-daspremontle-singulier-destin-de-ciryl-dumont/

A lire aussi:

http://www.leseditionsdunet.com/roman/5160-je-m-appelle-simon-patrick-daspremont-9782312054520.html

Titien (1488.1490-1576):portrait de François Ier

Portrait de François Ier coiffé d’un chapeau à plume ,vers 1539

 

Commandé pour François Ier par l’Arétin, poète et écrivain satirique italien qui était le correspondant du roi en matières artistiques, ce portrait aurait été réalisé d’après une médaille gravée en France par Benvenuto Cellini en 1537 et envoyé de Venise dans le but de se concilier les bonnes grâces du roi de France.

 

 Ne pouvant peindre le roi d’après nature, Titien ,peintre de l’école vénitienne, s’est inspiré pour le visage de la médaille de Cellini de 1537, un chapeau noir à plume venant remplacer la couronne de laurier. C’est ce portrait qui sera le plus souvent copié et réutilisé par les peintres du XIXe siècle.

Ceci expliquerait la présentation de profil, pose archaïque que Titien voulait précisément éviter. De même les mains, détails expressifs que le maître cherchait ordinairement à privilégier, sont peu visibles en l’absence du modèle vivant. L’habillement sobrement élégant donne au souverain une apparence familière et contemporaine, tandis que son attitude bienveillante reflète à la fois énergie et sérénité.

Victor de Cessole et Le Mercantour

Victor de Cessole et Le Mercantour

Victor de Cessole(1859-1941)

 

    Victor de Cessole est issu d’une famille aisée, les Spitalieri de Cessole, connus et appréciés dans la Comté de Nice. Son grand-père paternel, le comte Hilarion Spitalieri de Cessole, fut président du Sénat de Nice de 1835 à 1845. Victor de Cessole grandit dans une atmosphère privilégiée et obtient après de bonnes études une licence de droit. Il mène alors une vie de notable. Érudit, passionné par de nombreux domaines, tels que la botanique, la minéralogie, la photographie, il fait partie de plusieurs associations et intervient régulièrement dans des sociétés savantes. Également humaniste, il s’occupe jusqu’à sa mort d’œuvres de bienfaisance.

Victor de Cessole se met à la montagne sur les conseils de son médecin. En 1889, il rejoint le Club alpin français de Nice, puis découvre les sommets aux alentours de Saint-Martin-Vésubie. Le mont Clapier, la cime du Gélas et la cime de la Malédie sont rapidement vaincus. Vient alors  la conquête des sommets des Alpes-Maritimes et de l’Argentera, suivie d’hivernales à partir de 1895. Scientifique, Victor de Cessole dresse scrupuleusement un inventaire des sommets. Accompagné d’un guide (le plus fréquemment Jean Plent) dans ses expéditions, il réalise de nombreuses premières. S’il n’est pas aussi bon escaladeur ou aussi sportif que les célèbres alpinistes qu’il côtoie, il sera résolu dans ses ascensions.

scan10011mercantour

Le Mercantour,aquarelle Michel Bois

« Que dire en effet de cette  vue merveilleuse si particulièrement remarquable ce jour là?Presque unique par son ampleur,elle l’était par la sublime antithèse de la mer ,de la pleine et des monts!C’était le désert et c’était la vie se succédant sous le regard émerveillé!Quand je rappellerai que l’œil pouvait,parcourant le cercle de l’horizon,observer très nettement la chaîne des Alpes jusqu’au massif du Mont-Rose avec les fières pyramidées du Cervin et du Viso,tous deux rois des Alpes par leur splendide isolement,puis le département et les cimes des Alpes-Maritimes,les côtes lointaines de la Provence et dans la haute mer l’île de la Corse avec ses montagnes saupoudrées de neige,je n’aurai indiqué que d’une façon sommaire et imparfaite les points extrêmes de cette impressionnante vision,que l’on chercherait sans doute vainement en dehors de quelques sommets de la chaîne des Alpes Maritimes. »

Victor de Cessole et Fernand Noetingenter,La Suisse Niçoise,Sirius,1982

Les Pléiades

Les Pléiades constituent un amas ouvert d’étoiles qui s’observe dans l’hémisphère nord, dans la constellation du Taureau. Cet ensemble d’étoiles liées entre elles par l’attraction gravitationnelle qu’elles exercent les unes sur les autres)est le plus célèbre groupe d’étoiles du ciel, car on peut le voir sans jumelles, même sous les lumières de  villes polluées. L’origine du nom « Pléiades » provient de la mythologie grecque : les Pléiades sont sept sœurs, filles d’Atlas et de Pléioné : Astérope, Mérope (ou Dryope, ou Aéro), Électre, Maïa, Taygète, Célaéno (ou Sélène) et Alcyone. L’amas des Pléiades est un des amas les plus proches de la Terre.

Le spectaculaire amas des Pléiades est surtout connu pour la couleur bleutée de ses étoiles. Pour voir cet amas à l’œil nu, dans le ciel d’automne de l’hémisphère nord, il faut regarder en direction de la constellation du Taureau. On pourra voir au moins 6 étoiles, parmi les 500 principales étoiles, qui constituent les pléiades.

Dessin Michel Bois

 

Les étoiles des pléiades sont connues depuis la préhistoire. Une représentation picturale de cet amas se retrouve aussi sur le disque de bronze de Nebra, trouvé en Allemagne et daté du début de l’âge du bronze (1 600 av. JC).Le disque de Nebra est un disque de bronze pesant à peu près kg et d’environ 32 cm de diamètre pour 100 cm de périmètre. Il a été mis au jour illégalement, par des fouilleurs clandestins, en juillet 1999 à Nebra-sur-Unstrut en Saxe-Anhalt (Allemagne), avec d’autres objets constituant un dépôt cultuel. Il daterait d’environ 1600 avant notre ère . C’est à ce jour la plus ancienne représentation de la voûte céleste.

Le disque de Nebra se présente sous la forme d’une plaque circulaire sur laquelle se détachent, en plaques d’or incrustées, des points supposés être des corps célestes (la Lune représentée en disque central ou en croissant ; les Pléiades, constellation, représentée par sept étoiles groupées…) et d’autres motifs en feuille d’or.

Il pourrait s’agir d’une représentation du ciel pour un observateur qui se serait situé en Allemagne à l’apparition des Pléiades il y a 3 600 ans. Ce serait jusqu’à ce jour la représentation la plus ancienne de la voûte céleste jamais retrouvée. L’archéologue allemand Harald Melle la qualifie de « ciel étoilé automnal ».

disque de Nebra

 

De tous temps, la constellation des Pléiades a servi de point de repère à l’humanité : les marins utilisaient ces étoiles pour naviguer ; les paysans pour déterminer le moment des semailles et des moissons. Les Pléiades sont visibles en hiver. Mais dès la mi-octobre, on peux déjà les observer à l’Est vers 21h. Actuellement, toujours vers 21h, le 25 mars, elles se coucheront un peu après minuit.
Elles disparaissent vers la mi-avril. Mais ce n’est qu’une absence, pas une disparition, car on les retrouve en automne.

Dans l’arrière-pays niçois, une des plus ancienne gravure rupestre assimilée à une constellation est figée dans la pierre d’une montagne sacrée, le mont Bégo. Âgée de 4000 à 6000 ans, elle représenterait l’amas des Pléiades.

Mont Bégo la dalle de la danseuse

Pour en savoir plus:

http://autourduciel.blog.lemonde.fr/2017/12/23/comment-reperer-les-huit-planetes-du-systeme-solaire-en-moins-dune-journee/