Coucher de soleil sur les îles d’Hyères

Les îles d’Hyères

        Les îles d’Hyères, aussi appelées îles d’Or,  archipel de trois îles (Porquerolles,Port-Cros,Levant) et deux îlots  en Méditerranée, situées au large de la ville d’Hyères (Var),constituent le prolongement géologique du massif des Maures que la montée des eaux après la fin de la dernière glaciation, il y a vingt mille ans environ, a isolé.

Pendant l’Antiquité,les îles sont nommées Stoëchades (ce qui signifie rangées en ligne) par le géographe grec Strabon. Ce n’est que bien plus tard qu’elles furent appelées en français îles d’Orient, puis îles d’Or sous la Renaissance avant de prendre le nom d’îles d’Hyères.

Elles ont été occupées dès les temps préhistoriques. Ainsi on a retrouvé des gisements exploités sur l’île du Levant, au Petit Avis, datant de l’âge de bronze ancien (1800 à 1400 av. J.-C.).

Ensuite les îles sont occupées ou fréquentées par des Celtes, Ligures, Étrusques, Grecs, qui nommeront chacune des îles, et Romains. Ceux-ci ont laissé un certain nombre de traces comme des mosaïques et une stèle à Porquerolles et des tombes, des canalisations et de la monnaie à Port-Cros. L’intérêt de ces îles est qu’elles offraient aux navires un abri contre le mauvais temps.

Par des lettres pontificales de 1198 et 1199, nous savons que l’archipel connaît une occupation religieuse au milieu du XIIe siècle avec l’installation de moines cisterciens, de l’abbaye du Thoronet qui construisent au nord de l’île du Levant une abbaye-fille, l’abbaye du Castelas. Elle est victime peu après d’un raid de pirates qui la pillent et emmènent les moines en esclavage. L’abbaye est rebâtie en 1169 par des Augustins mais au début du XIIIe siècle, elle est au centre d’une querelle d’intérêts entre ordres religieux, l’abbaye du Thoronet voulant récupérer l’abbaye des îles, querelle qui sera tranchée par le pape Innocent III. Des abbayes annexes de celle du Levant seront construites à Porquerolles et à Port-Cros, dans le vallon Notre-Dame. Les abbayes passeront ensuite sous le contrôle des moines de Lérins.

L’archipel connaitra une série de raids barbaresques de la fin du XIIe siècle au tout début du XVIe siècle (le dernier semble s’être produit en 1505) . C’est dans ce contexte que le célèbre cartographe turc Piri Reis mentionne les îles dans son ouvrage Kitab-ı Bahriye : « Les Turcs donnent à ces îles d’Hyères le nom de Trois Îles; elles sont célèbres dans le royaume de France. C’est un lieu où les flottes turque et arabe se livrent à la chasse, car les navires infidèles qui font du commerce à partir de ces côtes ne manquent pas, et vont et viennent. »

 
 

En visite à Hyères et à la suite des plaintes des habitants quant aux raids de pirates, François Ier fit de trois des îles, Port-Cros, Bagaud et le Levant, un marquisat – le marquisat des Îles d’Or – qu’il confia à Bertrand d’Ornezan,amiral français à son service,avec la charge d’y assurer l’autorité royale et de le défendre contre les pirates. Onze marquis se succéderont jusqu’en 1785. Sous le règne de François Ier fut édifié le fort du Moulin, à Port-Cros, île disposant d’un port naturel.

En 1522, les chevaliers de l’ordre de Saint Jean de Jérusalem qui viennent d’être chassés de Rhodes par Soliman le Magnifique demandent à François Ier le droit de s’installer dans les îles d’Hyères. Mais sur intervention de Charles Quint, alors opposé au roi de France, ils s’installent finalement à Malte.

Le roi Henri II donne en 1550 les îles à un gentilhomme allemand, passé au service de la France, le comte Christophe de Rogendorff, baron de Molembourg, en compensation des biens qu’il avait perdus en Allemagne. Ce comte les cède peu après à Gabriel de Luetz, ambassadeur français auprès de l’Empire ottoman, pour le remercier de l’avoir fait libérer des geôles turques. Cette cession fut avalisée par le roi en février 1552. Luetz porta donc le titre de « marquis des îles d’Or » et eut le droit d’ajouter à ses armes sept fleurs de lys d’argent sur fond d’azur. Pour y faire venir les colons, le roi les décrète terre d’asile pour les condamnés de droit commun mais l’arrivée de ces repris de justice sera facteurs de troubles importants.

Gabriel de Luetz d’Aramont par Le Titien,1542-1542

Au XVIIe siècle, Richelieu renforce la protection des îles, faisant construire le fort de l’Estissac, dominant le havre de Port-Cros, ainsi que la tour de l’Éminence et le fort de Port-Man. Mais faute d’une garnison permanente suffisante, les îles sont toujours sujettes aux invasions. En 1700, les Anglais pillent Port-Cros et en 1707, au cours de la guerre de Succession d’Espagne, l’armée du duc Victor Amédée II de Savoie s’empare d’Hyères. Ils se replient sur Port-Cros et s’emparent ensuite de Porquerolles.

 

En 1742, les Anglais envahissent de nouveau Port-Cros avant d’en être chassés par le comte de Maurepas.

Le dernier marquis, Louis de Colvet, beau-père de Mirabeau vendit les trois îles à Jean Joseph Barthélémy Simon de Savornin en 1783.

En 1793, l’archipel est occupée par les Anglais qui se sont aussi emparés de Toulon. Ils les quittent un an plus tard, non sans les avoir ravagées. Après une bataille navale contre une flotte anglaise au large des îles en 1795, Bonaparte, alors consul, en renforça les fortifications, puis de nouveau sous l’Empire, pour lutter contre la présence britannique en Méditerranée. Il fit installer une garnison de plus de 1000 hommes à Port-Cros et la plupart des ouvrages fortifiés encore visibles sur les îles date de cette époque dont le fort qui porte aujourd’hui son nom, fort Napoléon sur l’île du Levant, construit en 1811.

Le XIXe siècle va marquer le début d’une véritable exploitation agricole des îles. En 1855, le comte Henri de Pourtalès (1815-1876) rachète l’île du Levant et 5 ans plus tard il y créé une colonie pénale pour enfants afin d’exploiter l’île . Cette colonie pénitentiaire, dite Colonie agricole de Sainte-Anne, fonctionnera pendant 17 ans, de 1861 à 1878, accueillant plus d’un millier d’enfants dont une centaine y mourront. Porquerolles, plus adaptée à l’agriculture connait plusieurs propriétaires mais en 1912, François Joseph Fournier, un aventurier belge ayant fait fortune au Mexique, rachète la totalité de l’île de Porquerolles. Il y entreprend de grands travaux agricoles, plantant 200 ha de vignobles.

Les îles vont devenir aussi à la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle des lieux de villégiature. Ainsi en 1880, Édouard Otlet, entrepreneur belge dans les tramways, fait de l’île du Levant sa résidence secondaire. Son fils Paul Otlet (1868-1944) y passera ainsi plusieurs étés.

En 1892, l’État devient propriétaire de 930 ha de l’île du Levant soit 90 % de l’île, les héritiers de la famille Otlet ne conservant que 65 ha. Revendus en 1928 à une société immobilière, ils sont repris en 1931 par les docteurs Gaston et André Durville, qui y créeront Héliopolis, un des premiers villages naturistes d’Europe.

À Port-Cros plusieurs propriétaires de l’île se succèdent et essayent d’en faire un lieu touristique. Durant l’entre-deux-guerres, l’île est fréquentée par des personnalités parisiennes.

Début 1943, les Allemands, après l’invasion de la Zone libre en novembre 1942, occupent les îles d’Hyères. Le 15 août 1944, les forces américaines débarquent dans les îles de Port-Cros et du Levant, le jour même du débarquement de Provence qui se déroule plus au nord. Il faudra 2 jours de combats pour venir à bout de la garnison allemande de Port-Cros.

aquarelle Michel Bois

Dans les années 1960, la dernière propriétaire de l’île de Port-Cros, Mme Henry, en fait don (excepté l’hôtel cédé à son petit-neveu) à l’État sous réserve qu’il protège l’île. En 1963, le parc national de Port-Cros est créé comprenant Port-Cros et l’île Bagaud (dont l’État était propriétaire depuis le XIXe siècle). L’État acquiert ensuite en 1971 la quasi totalité de Porquerolles et en fait un site classé, géré par le parc national. En 1979 est créé le Conservatoire botanique de Porquerolles.

L’Asahi Beer Hall à Tokyo

     L’Asahi Beer Hall (aussi connu sous l’appellation Super Dry Hall, ou Flamme d’Or) est un des bâtiments du siège des Asahi Breweries situé sur la rive gauche de la Sumida-gawa dans l’arrondissement de Sumida à Tokyo au Japon. Achevé en 1989, il est conçu par le designer français Philippe Starck. Il est considéré comme l’une des structures modernes les plus reconnaissables de Tokyo.

La forme du bâtiment est celle d’un verre de bière, destiné à compléter le bâtiment doré voisin en forme de chope de bière abritant les bureaux des Asahi Breweries, groupe brassicole du Japon fondé en 1889 à Osaka.

aquarelle Michel Bois

 

La flamme Asahi, énorme structure dorée au sommet, est censée représenter à la fois le « cœur brûlant de la bière Asahi » et une « tête mousseuse ». La flamme de 360 tonnes a été réalisée par des constructeurs navals utilisant les techniques de construction des sous-marins. Elle est entièrement vide.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser en lisant son étiquette, Asahi n’est pas une bière brassée au Japon, mais la première bière d’importation au Japon. Elle est fabriquée en République Tchèque mais aussi dans d’autres pays sous licence japonaise.


Elle est dominée par des arômes de riz, beaucoup plus perceptibles que dans la Budweiser. Son final est plutôt amer mais pas démesurément.

Les sources du Lez (Hérault)

    Le Lez ,fleuve côtier, qui coule dans le département de l’Hérault, entre les communes de Saint-Clément-de-Rivière et Palavas-les-Flots, en passant par Montpellier débouche dans la Méditerranée.

Ce petit fleuve méditerranéen de 28,5 km de long, né d’une exsurgence karstique dont la zone d’alimentation s’étend au nord de la source, sur plus de 150 km2.

Il connaît le même régime que les cours d’eau du Languedoc : généralement calme, il est susceptible de fortes crues  lors d’épisodes cévenols, principalement entre septembre et décembre (les lézades).

Les platanes sources du Lez,aquarelle Michel Bois

Ces crues rapides et violentes remanient le lit mineur et les berges, parfois en profondeur. Les sources du Lez, située au nord de la commune de St-Clément-de-Rivière, sont la principale résurgence de l’ensemble karstique sous-jacent aux garrigues nord montpelliéraines. Depuis sa source et jusqu’à son entrée sur la commune de Castelnau-le-Lez, l’environnement immédiat du Lez est essentiellement agricole avec des rives étroites.

Les sources du Lez, aquarelle Michel Bois

 

A l’entrée de Montpellier, le Lez pénètre dans un secteur urbain,  fortement aménagé avec des risques de crues très importantes.

Depuis le milieu du XIXème siècle, cette source alimente la ville de Montpellier grâce à son impressionnante abondance et à l’aqueduc Henri Pitot qui conduisait l’eau jusqu’au réservoir du Peyrou.Aujourd’hui, les sources du Lez permettent de fournir en eau potable plus de la moitié des habitants de l’Agglomération de Montpellier. Lorsqu’en été, elles viennent à faiblir, l’eau du Bas Rhône acheminée par le canal Philippe Lamour, complète celle du Lez.
 
Aux sources du Lez, zone classée site protégé Natura 2000 depuis 2001,  se trouve le chabot du Lez, petit poisson endémique à ce fleuve, poisson caméléon découvert en 1964 et menacé d’extinction.
 
 

Aquarelle Michel Bois

merci à Colette et Jean-Claude.

Ignacio Hidalgo de Cisneros,aristocrate,républicain et communiste et la guerre civile espagnole

Ignacio Hidalgo de Cisneros

aquarelle Michel Bois,Ignacio Hidalgo de Cisneros,avions Polikarpov I-16 et Tupolev SB 2

  

   L’histoire de l’aviation espagnole au cours de la première moitié du XXe siècle a été marquée par la carrière militaire et politique  au cours de la République de l’aristocrate et communiste Ignacio Hidalgo de Cisneros (Vitoria, 1894-Bucarest, 1966).
Ce « camarade général » est le seul général de l’armée de l’Espagne dans la guerre civile à avoir rencontré  à plusieurs reprises  Staline, Vorochilov et Joukov dans le cadre de missions diplomatiques importantes visant à obtenir des armements pour l’armée républicaine espagnole.

Les origines aristocratiques d’Hidalgo de Cisneros, descendant d’une famille carliste et d’un vice-roi espagnol aux Amériques, se mêlent à une  passion pour l’aéronautique dès son adolescence. Les jeunes pilotes  de l’Armée de l’Air espagnole se formeront en Afrique en Afrique où les premières bombes de gaz moutarde seront lancées sur les positions marocaines. Son évolution idéologique et politique ultérieure vers le communisme amènera  Hidalgo à juger que ces bombardements étaient un «sale tour» joué à ces populations.

Melillia 1922

Son épouse, l’aristocratique Constancia de la Mora Maura,  deviendra chef du Bureau de la presse étrangère républicaine pendant la guerre civile .Née en Janvier 1906 dans une famille de gentilshommes riches liés à l’aristocratie, elle a vécu ses premières années au cœur de la haute société madrilène. Sa mère, Maura Gamazo Constancia, était la fille d’ Antonio Maura , duc de Maura, qui a été cinq fois président du Conseil des ministres au cours de la monarchie d’ Alphonse XIII , et son oncle était le ministre  de la Deuxième République, Miguel Maura .Constancia a lié son sort à celui de l’ Espagne républicaine pendant la espagnole. Elle meurt à 44 ans dans un accident de voiture au Guatemala .

Constancia de la Mora Maura

D’une attitude généralement réactionnaire, raciste et colonialiste comme le montraient certains militaires en Afrique, oscillant entre les combats de première ligne, beuveries et exactions à l’arrière, Hidalgo de Cisneros est passé à une prise de conscience progressive de la souffrance de ses semblables et  à des  convictions égalitaires dont se prévalaient les rangs du républicanisme.

Saint-Exupéry représente l’Aéropostale à Cap Juby ,une escale de ravitaillement pour cette compagnie aérienne et Hidalgo de Cisneros est affecté dans l’aviation espagnole sur ce site.

 

Après la victoire du franquisme, il s’exilera en Roumanie ,tout en restant membre du comité central du PCE.Il meurt à Bucarest ( Roumanie ) le 9  Février  1966 .Dans le milieu des années 1990 , ses cendres ont été rapatriées par ses descendants à Vitoria, où aujourd’hui elles reposent dans le caveau de famille.

Le Jardin des Tuileries à Paris

Le Jardin des Tuileries

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Les Tuileries,aquarelle Michel Bois

     Le Jardin des Tuileries tient son nom des fabriques de tuiles qui se tenaient à l’endroit où la reine Catherine de Médicis a fait édifier le palais des Tuileries en 1564, aujourd’hui disparu. Le célèbre jardinier du roi, André Le Nôtre, lui donne à partir de 1664 son aspect actuel de jardin à la française. Le jardin, qui sépare le musée du Louvre de la place de la Concorde, est un lieu de promenade et de culture pour parisiens et touristes où les statues de Maillol côtoient celles de Rodin ou de Giacometti. Les deux bassins sont propices à la navigation d’une magnifique flotte de bateau à voile de toutes les couleurs.

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Les bassins des Tuileries,aquarelle Michel Bois

Le musée de l’Orangerie qui abrite les œuvres de Monet est installé au sud-ouest des Tuileries.